Depuis que je suis haute comme trois pommes je veux un mouton.  J'ai toujours trouvée cet animal joli.  Un petit mouton c'est tellement affectueux. Quand il est bien traité, aimé et cajolé, il en devient presque comme un tit chien de compagnie. Mon père à eu tous les animaux possibles, mais jamais, il a voulu en avoir un va savoir pourquoi ? Vrai que je lui ais jamais demander le pourquoi :-)

mouton.gif (17513 octets)

 

L'origine du mouton

 

A l'origine, le mouton était neige. Il peuplait les montagne et les hautes plaines sous la forme d'immenses glaciers. Les troupeaux s'étendaient sur la majeure partie du monde, jouissant d'un espace naturel et vierge de tout homme. On les voyait dévaler la pente sous forme de joyeuses avalanches, ou s'envoler à la moindre rafale.

Puis vint le réchauffement de la planète. C'est en cette période de fonte des glaciers que le mouton pris la forme qu'on lui connait aujourd'hui. Ils quittèrent alors les cimes, martelant le sol, sur leur passage, de milliers de petits sabots. Une fois descendus, les moutons restèrent un certain temps entre plaine et montagne, ne pouvant se résoudre à abandonner définitivement les hauteurs du monde.

 

C'est l'homme qui, cette fois-ci, lui fit faire le pas décisif. En effet, celui-ci profita de cette période d'hésitation pour commencer à le domestiquer.

Rompu aux pratiques qui plus tard déboucheront sur le capitalisme, l'homme commença à marchander avec le mouton: Il lui proposa de la nourriture, un logement spacieux et chauffé l'hiver, de l'herbe et les hauts espaces l'été, en échange de quoi le mouton devrait fournir laine et lait pour nourrir le berger. Le Grand Mouton fut tenté par l'offre. Il est vrai que l'été, un mouton se soucie peu des intempéries. Mais l'hiver s'annonçait plutôt rude, et un mouton, lorsqu'il n'est plus neige, avait de quoi se méfier.  Il conclurent donc le marché.

Au début, tout le monde respecta ce marché. Le mouton s'habituait à l'homme, l'homme au mouton, chacun cherchant une harmonie dans cette entente. La communication n'étant pas facile, du fait d'une différence notable de langage(le mouton ne connaissant que la lettre B), chacun tentait de satisfaire les besoin de l'autre. Nourris et logé durant l'hiver, il retrouva donc dès le printemps les hauts plateaux.

Le troupeau dévalait la pente joyeusement, comme de grandes vagues, comme au bon vieux temps du mouton neige, quoi. Il s'égarait parfois. Le berger eut alors l'idée de leur faire porter une clochette, pour pouvoir les repérer plus facilement. De plus, le mouton a une âme de musicien. Il se mit donc à jouer comme un fou avec sa clochette, la faisant tinter sous n'importe quel prétexte, ce qui n'était pas pour déplaire au berger.

Mais au fond de la vallée, le capitalisme commençait à gronder, un capitalisme frénétique, qui allait bientôt briser ce frêle équilibre entre homme et mouton.

En effet, le capitalisme avait bouleversé la société humaine. Un nouveau mot était apparut, un nouveau concept:"la rentabilité". L'idée courrait sur toute les bouche, les hommes n'avaient plus que ça en tête: être rentable, rentabiliser ceci, cela.

Le mouton, lui, ne se soucia évidemment guère de tout cela, habitué qu'il était à voir l'homme s'agiter et s'émouvoir pour un rien. Il continua donc son petit bonhomme de chemin, ou tout du moins, il pensa qu'il pourrait le continuer... Car vint le temps où l'homme fut fatigué de gravir sans cesse la montagne, pour en redescendre cinq mois plus tard. Il s'était aussi mis dans la tête que passer cinq mois à errer vers les sommets n'était pas rentable, qu'il perdait son temps, et s'était lisser dire que de toute façon, le mouton saurait se débrouiller tout seul. Il décida donc, dans un premier temps, de ne le guider que jusqu'à mi-chemin, puis de le laisser aller seul, lui donnant rendez-vous aux premières gelées. Il lui laissa cependant son chien qui, de toute façon, n'était pas rentabilisable. Puis, décidant qu'il était tout de même mieux dans son fauteuil, il se contenta bientôt d'ouvrir la porte de l'étable et de le laisser monter seul.

volant.gif (8624 octets)

Mais le mouton est un être aventureux;beaucoup se sont égarés durant cette période et ce n'était pas grâce à leur clochette qu'ils auraient pu retrouver leur chemin. Lorsque vînt l'automne, il manquait donc beaucoup de moutons. Le berger jugea donc l'affaire fort désavantageuse et fort peu rentable. Il prit donc la résolution de ne plus laisser monter le troupeau, mais de le garder en plaine, dans des parcs. Il ne demanda cependant pas son avis au mouton, considérant que, depuis le temps, il était en droit de dire qu'il était à lui, qu'il lui appartenait. Le mouton fut donc bien étonné lorsque, au printemps, le berger n'ouvrit pas l'enclos. Pensant qu'il avait dut oublier, trop occupé par ses soucis de rentabilité, il tenta d'enfoncer portes et barricades. Lorsque le berger, alerté par le vacarme, débarqua sur les lieux, une vingtaine d'entre-eux étaient parvenus à s'échapper. Il répara les barrières, les portes,      déçu d,avoir perdu viengt moutons, et rentra se coucher. Mais pendant la nuit, le manège avait recommencé, et cette fois-ci, une trentaine de moutons avaient réussi à filer.

Voyant dans ces actions un embryon de révolte, le berger décida d'éloigner le plus possible les moutons de la montagne. On les envoya donc au bord de la mer, vers Nantes ou en Normandie, et on les laissa ainsi parqués. Mais les prés dans lesquels on les avait mis avaient une particularité: régulièrement, lors des grandes marée, ils étaient mondés par la mer.Et c'est cette particularité qui sauva le mouton des griffes de l'homme.

C'était donc de la mer qu'allait venir le salut du Mouton. En effet, si le Mouton était neige, il pouvait tout aussi bien se changer en eau. En prenant conscience de cette possibilité, le Mouton compris la chance qui lui était offerte. Dès la première grande marée, il rejoignit l'élément liquide, retrouvant ainsi la liberté et son état naturel. Certes, on n'a jamais entendu parler du "Mouton des mer", puisqu'il n'existe pas en tant que tel, et que, qui plus est, l'homme n'a jamais compris ni comment et ni où ses moutons s'en allaient. En revanche, vous entendrez parler du mouton à propos des vagues, puisque dans l'écume des vagues, on peut les voir dévaler bruyamment, leurs milliers de petits sabots martelant l'eau à chaque fois que l'une d'elle atteind la plage. Ils se balancent, tanguent et font mille cabrioles avec la plus grande agilité, puis ils s'abattent violemment sur la plage, remontant de plus en plus haut, comme pour attraper le baigneur. On les voit fronder au sommet de la vague qui va s'abattre sur nous, un peu comme pour se venger.

Mais la distance qui les séparait de la montagne commençait à leur peser. Il fallait qu'ils trouvent un moyen de rejoindre les hauteurs. La voie terrestre était d'ors et déjà éliminée. Ils essayèrent donc la voie fluviale. Ils pouvaient en effet espérer remonter le fleuve jusqu'à sa source et ainsi atteindre les sommets. Mais chaque fois qu'ils sortaient de l'eau, ils se trouvaient nez à nez avec un pécheur, ou avec un chien et se trouvaient immédiatement ramenés au troupeau. Il fallait donc trouver un autre moyen de regagner les cimes, et il ne restait plus que la voie des airs. Se servant de la grande évaporation annuelle (qui avait lieu tous les étés, vers la mi-août) , ils prirent la poudre d'escampette. On vit alors de gros nuages blancs se former, se laisser porter par les vents, s'attroupant parfois, jouant du sabot pour qu'on les laisse passer. Ils voyagèrent ainsi de par le monde durant tout l'automne.

Quand vinrent les premières fraîcheurs hivernales, ils se rendirent dans les montagnes, pour profiter de la température et redescendre sous forme de neige. Ils parvinrent ainsi à repeupler les montagnes, et de petits glaciers se reformèrent.

Ainsi, chaque année, une partie des moutons du monde refait le Grand pèlerinage, à l'insu de l'homme, mais prouvant ainsi aux rares personnes qui y assistent que le mouton est loin d'être celui qu'on croit.

sfelev2.jpg (11901 octets)

 

 

Les pays gros et moyens producteurs de moutons

* Afrique du Nord
* Afrique du Sud
* Australie
* Argentine
* Espagne
* France
* Italie
* Nouvelle Zélande
* Turquie
* Royaume Uni
* Quelques états de l'Europe de l'Est

 

Suite 2

moutono.gif (10191 octets)